Biennale d’architecture et de paysage d’Île-de-France 2019

Depuis la Conférence de Paris, nous avons tous compris que le réchauffement climatique, la pollution, l’urbanisation galopante, le manque de terres cultivables… étaient les grands défis du XXIe siècle. Que ces sujets ne devaient plus être pris en compte individuellement, mais devaient l’être de manière globale. La Biennale d’architecture et de paysage d’Île-de-France associe ainsi étroitement l’architecture et le patrimoine. Ma première ambition pour la Bap! est de montrer qu’architectes et paysagistes, mais aussi entrepreneurs, élus, penseurs, artistes, et bien sûr citoyens ne peuvent plus agir séparément. Cette biennale créera un dialogue, une dynamique fertile entre ces différents acteurs afin de promouvoir une cité à visage humain.

Je souhaite que la Bap! soit festive et s’adresse à tous, car la ville de demain ne s’inventera pas sans ceux qui la pensent, la fabriquent et l’habitent. Pour cela, il faut de l’envie, du rêve, de l’enthousiasme, de la beauté, du partage, et tous ces éléments seront au rendez-vous. De nombreux événements viendront compléter les regards apportés par ces cinq propositions : la 11e édition d’Esprit jardin, l’aménagement paysager de l’avenue de Paris, les rencontres, débats, ateliers… La Bap! sera aussi une fête.

Face aux défis qui sont les nôtres, mobilisons-nous. C’est le rôle de cette Biennale.

À l’échelle de l’Île-de-France, avec la réalisation du Grand Paris, la naissance de nouvelles gares, l’arrivée des JO, et les défis posés par la Cop 21, les réflexions sont engagées et les opportunités sont immenses. À l’initiative de la région Île-de-France et avec le concours du Château de Versailles, du Louvre, de l’école nationale supérieure d’architecture, de l’école nationale supérieure de paysage et de la mairie de Versailles, la Bap! apportera sa pierre à l’édifice commun.

Commissariat Général

FdM FB (002)

François de Mazières

Commissaire général

FVittot

Fabienne Vittot

Coordinatrice auprès du commissaire général

Genèse

J’ai conçu cette biennale comme un arbre. Le tronc est l’envie commune de tous les acteurs, à commencer par les commissaires de la biennale, Elisabeth Maisonnier, Djamel Klouche, Alexandre Chemetoff et Nicolas Gilsoul, de dessiner une vision d’avenir et de la traduire par un projet de ville durable, solidaire, fonctionnelle, esthétique : une ville qui généreraient de l’intégration plutôt que de l’exclusion. Les branches de cet arbre sont les multiples manifestations thématiques qui se dérouleront durant deux mois à Versailles, dans plusieurs lieux très forts et complémentaires. Au château d’abord, à travers une exposition sur les projets qui, durant trois siècles, ont ambitionné de transformer ce monument emblématique, mais sans jamais aboutir. Ce sera l’occasion de découvrir le palais tel qu’il aurait pu être, de faire le lien entre passé et présent, de tracer aussi des parallèles sur les rapports complexes entre maitre d’œuvre et maitre d’ouvrage. À la Petite Écurie du château, où se situe l’École Nationale Supérieure d’Architecture, des équipes d’Île-de-France et de plusieurs pays étrangers échangeront avec le public et les étudiants sur les nouvelles pratiques architecturales. A travers un parcours et de nombreuses réalisations, ce laboratoire d’idées montrera comment toute une profession est en train de s’adapter aux défis de notre modernité. Cette déambulation dans le superbe bâtiment de Mansart illustre la richesse du dialogue entre passé et présent. Pour la première fois, le public pourra accéder aux galeries où sont stockées les originaux des plus célèbres statues du château de Versailles, ainsi qu’à la collection, relevant du musée du Louvre, de copies monumentales de chefs d’œuvres antiques ou classiques. Au Potager du roi, qui abrite l’École Nationale Supérieure de Paysage, sera posée cette question cruciale : comment nourrir la ville en la mariant plutôt qu’en l’opposant à son environnement naturel. Échappées belles proposera une promenade dans Versailles, où trois expositions photo sur les villes résilientes en Île-deFrance et dans le monde montreront que les solutions existent déjà. A la chapelle Richaud, une autre exposition expliquera en quoi Versailles – pionnière du zéro-phyto – relève, à son échelle, ces défis architecturaux, écologiques et paysagers.

Chiffres clés

200 000 visiteurs : pari réussi
1 région : Île de France
1 ville : Versailles
1 artiste invitée : Eva Jospin
72 jours d’exposition du 3 mai (journée réservée aux professionnels) au 13 juillet 20194 prestigieux acteurs publics réunis autour d’un même projet
2 grandes écoles : 
l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles et l’École nationale supérieure de paysage de Versailles
3 ambitions : 
Promouvoir un dialogue fécond entre citoyens, élus, architectes, paysagistes, urbanistes et créateurs pour inventer la ville de demain ; Penser un mariage harmonieux entre ville et nature ; Informer, mobiliser et émerveiller les visiteurs
6 grandes expositions dans 6 lieux d’exception
1 grand marché horticole éphémère en plein air : 
Esprit jardin, les 4 et 5 mai 2019
12 grands débats publics concentrés sur les 3 premiers jours
(vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 mai)
1 multitude de rencontres et d’événements tout au long de la Biennale
2 nouveaux bâtiments écologiques et une ferme urbaine inaugurés à Versailles.
Le premier bâtiment est signé Elisabeth et Christian de Portzamparc (Îlot est), le second Patrick Bouchain (siège de Nature et Découvertes)
1 ambition commune : 
faire de la biennale, une fête des sens et de l’esprit pour tous les publics