Le projet

 

 

 

 

J’ai conçu cette biennale comme un arbre. Le tronc est l’envie commune de tous les acteurs, à commencer par les commissaires de la biennale, Elisabeth Maisonnier, Djamel Klouche, Alexandre Chemetoff et Nicolas Gilsoul, de dessiner une vision d’avenir et de la traduire par un projet de ville durable, solidaire, fonctionnelle, esthétique : une ville qui généreraient de l’intégration plutôt que de l’exclusion. Les branches de cet arbre sont les multiples manifestations thématiques qui se dérouleront durant deux mois à Versailles, dans plusieurs lieux très forts et complémentaires. Au château d’abord, à travers une exposition sur les projets qui, durant trois siècles, ont ambitionné de transformer ce monument emblématique, mais sans jamais aboutir. Ce sera l’occasion de découvrir le palais tel qu’il aurait pu être, de faire le lien entre passé et présent, de tracer aussi des parallèles sur les rapports complexes entre maitre d’œuvre et maitre d’ouvrage. À la Petite Écurie du château, où se situe l’École Nationale Supérieure d’Architecture, des équipes d’Île-de-France et de plusieurs pays étrangers échangeront avec le public et les étudiants sur les nouvelles pratiques architecturales. A travers un parcours et de nombreuses réalisations, ce laboratoire d’idées montrera comment toute une profession est en train de s’adapter aux défis de notre modernité. Cette déambulation dans le superbe bâtiment de Mansart illustre la richesse du dialogue entre passé et présent. Pour la première fois, le public pourra accéder aux galeries où sont stockées les originaux des plus célèbres statues du château de Versailles, ainsi qu’à la collection, relevant du musée du Louvre, de copies monumentales de chefs d’œuvres antiques ou classiques. Au Potager du roi, qui abrite l’École Nationale Supérieure de Paysage, sera posée cette question cruciale : comment nourrir la ville en la mariant plutôt qu’en l’opposant à son environnement naturel. Échappées belles proposera une promenade dans Versailles, où trois expositions photo sur les villes résilientes en Île-deFrance et dans le monde montreront que les solutions existent déjà. A la chapelle Richaud, une autre exposition expliquera en quoi Versailles – pionnière du zéro-phyto – relève, à son échelle, ces défis architecturaux, écologiques et paysagers.

 

 

 

L’École Nationale Supérieure d’architecture

« Augures, le laboratoire des nouvelles pratiques architecturales »

Commissariat : Djamel Klouche

Avec la première Biennale d’architecture et de paysage d’Île-de-France, ce sont les enjeux de civilisation, les espoirs, les rêves que portent l’architecture et le paysage qui s’ouvrent au grand public. Il trouvera au sein de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles un écrin où s’entremêlent l’héritage patrimonial exceptionnel du XVIIIe siècle et les visions d’avenir ouvertes et encourageantes. L’école de Versailles, fidèle à ses missions de service public, de formation, de recherche et de diffusion de la culture architecturale jouera ainsi un de ses plus beaux rôles : celui de promouvoir et de partager avec tous la culture de l’architecture, la culture de projet. Cette culture ne cesse d’interroger les milieux naturels et construits. Elle refuse le défaitisme face aux états de crise, elle se mobilise pour offrir à chacun des perspectives résolument optimistes, elle invite à réécrire le monde. Au cœur de l’école, lieu de création et de transmission, le public découvrira la diversité des questions et des réponses qui animent les acteurs du cadre de vie, qui tous réfléchissent et travaillent au monde de demain. « Augures » sera l’occasion de partager leur vision, leurs stratégies, leurs espoirs grâce au parcours contrasté imaginé par Djamel Klouche, qui traversera les espaces remarquables de l’école. Parmi eux, sera ouverte la Petite école d’architecture, qui porte un programme créatif destiné aux plus petits pour leur permettre de découvrir, de créer et de jouer avec l’architecture. Résolument destinés à tous, les espaces de la Biennale dans l’École sont conçus pour partager des visions prospectives de façon innovante et immersive pour une rencontre décisive avec l’architecture d’aujourd’hui et de demain.

Jean-Christophe Quinton, Architecte dplg – Directeur

L’École Nationale Supérieure du Paysage

« Le goût du paysage »

Commissariat : Alexandre Chemetoff

L’École nationale supérieure de paysage de Versailles est le berceau historique de la formation des paysagistes concepteurs et un foyer d’enseignement, de recherche et de création reconnu au plan international. Face aux transitions sans précédent auxquelles nos sociétés et nos territoires sont confrontés, faire projet par le paysage, c’est remettre la question du sol, du vivant, de l’énergie et des usages de l’espace au cœur du débat. nous devons inventer les paysages de « l’aprèspétrole », autrement dit de la résilience et de la sobriété. La Biennale d’architecture et de paysage d’Île-de-France trouve dans ce contexte une double attache avec l’école. Elle inscrit ses questionnements dans ceux de la formation et de la recherche portés par les paysagistes. Elle trouve également son sens dans les lieux où elle se déploie. Le Potager du Roi, site historique et patrimonial de l’école, constitue un laboratoire pour penser la villenature de demain, à la fois productive, écologique et accueillante.
Vincent Piveteau, directeur

Rendez-vous ici cet automne pour tout connaître sur le grand événement souhaité par la Région Ile-de-France. Evènement qu’accueillera Versailles en 2019. Tenez-vous informés en vous abonnant à la newsletter.